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Caméra d’inspection avec compteur métrique : le rapport d’assurance

Une caméra d'inspection de canalisation professionnelle qui produit un dossier exploitable par l'assurance doit afficher la distance déroulée à l'écran et l'incruster dans l'enregistrement. C'est le rôle de l'odomètre, associé à l'horodatage et à l'annotation : l'image devient alors une preuve localisée et datée, et non une simple vidéo.

Qu'est-ce qu'un compteur métrique sur une caméra d'inspection ?

Le compteur métrique, ou odomètre, mesure la longueur de câble poussée dans la canalisation. La valeur s'affiche en continu à l'écran, en même temps que l'image filmée par la tête de caméra.

En pratique, l'opérateur arrête la caméra sur le défaut, lit la distance, et cette distance s'incruste sur l'enregistrement vidéo ou sur la photo. Sur les mallettes Tubicam R23 d'AGM TEC, le compteur métrique est intégré en série, avec une précision annoncée au décimètre.

L'intérêt est double. On localise un point sans mesurer au mètre ruban sur la chaussée, et le chiffre reste attaché à l'image au lieu de vivre dans un carnet de notes séparé, qui peut se perdre ou se recopier de travers.

Pourquoi l'assurance réclame-t-elle une localisation chiffrée ?

Un expert, un syndic ou un service d'assainissement n'exploite pas une vidéo entière : il cherche un endroit. Une distance en mètres, comptée depuis un point de départ identifié (regard, tampon, raccordement), est l'information qui rend l'image utilisable par quelqu'un qui n'était pas sur le chantier.

Sans compteur, ce repérage se fait à l'estimation ou au marquage du câble. Le résultat est difficile à reproduire et devient contestable dès qu'une autre équipe reprend l'ouvrage.

Il faut rester précis sur ce que l'appareil apporte : le compteur documente une position. La conclusion — fissure, intrusion de racines, affaissement — relève de la lecture du professionnel, pas de la caméra.

Quels repères faut-il incruster dans l'image ?

Un dossier recevable repose sur des images qui se suffisent à elles-mêmes. En pratique, on cherche à ce que chaque arrêt sur image contienne les repères suivants :

  • La distance en mètres depuis le point de départ, affichée à l'écran et incrustée dans le fichier
  • La date et l'heure de l'inspection
  • L'identification de l'affaire, du site ou de l'adresse
  • Un commentaire audio ou une saisie de texte décrivant ce que voit l'opérateur
  • Une photo du point de départ, prise sur place, pour ancrer le relevé

Que doit contenir le dossier remis au client ?

La valeur d'une inspection tient autant au contenu qu'à la facilité de transmission. Les fichiers vidéo, photos et notes doivent pouvoir être récupérés sur clé USB ou carte SD depuis le véhicule, pour être joints au devis ou au rapport d'expertise le jour même.

Un export tardif, reconstitué plusieurs jours après le chantier, fait perdre la correspondance entre la distance affichée et le repère pris sur le terrain. C'est souvent là que naissent les litiges.

Élément du dossier Rôle pour l’expert ou l’assureur
Compteur métrique incrusté Situe le défaut sur le linéaire de la canalisation
Horodatage Date l’intervention et la rattache à une affaire
Annotation texte ou audio Décrit ce que voit l’opérateur au moment du relevé
Export USB ou carte SD Permet de remettre les fichiers sans attendre

Ce que la caméra ne fait pas, et qu'il faut annoncer au client

La caméra documente un état à un instant donné. Elle ne détermine pas l'origine de la fuite, ne chiffre pas la réparation et ne vaut pas attestation de conformité de l'ouvrage.

Le rapport vidéo accompagne le devis ou l'expertise ; il ne les remplace pas. Selon le diagnostic, une inspection complémentaire ou une intervention sur l'ouvrage peut s'avérer nécessaire.

Le dire dès la prise de rendez-vous évite les attentes que l'appareil ne peut pas satisfaire. Cela met aussi en valeur ce qu'il apporte réellement : une image datée, localisée au décimètre, transmissible le jour même.